TEGDOM PIX [Article]

 

Deux photographes, quatre boitiers, un décor, un sujet, un modèle. A la proportionnelle cette situation amène à un potentiel 16 versions différentes d’une même photo.

Il y a une variante de style assez prononcée. Ce n’est pas votre appareil qui photographie, c’est votre oeil, votre cerveau, votre vie, votre humeur. Agrémentez le bon moment au hasard, à la patience à la réflexion, une forme d’alchimie composée de savoir faire et d’instinct laissera place à l’imprévu.

Une prise de vue sur le vif, seul ou a plusieurs a un impact diffèrent sur la manière dont vous voyez le monde et les choses qui le constitue. N’avez vous jamais été touché par un artiste tandis qu’un autre vous laissait de marbre?

La photo c’est comme la pâtisserie. Vous prenez deux personnes, une seule recette. Vous respectez les temps, le rythme et les proportions, le matériel et la lumière ou la chaleur.

A vos instruments. Deux résultats, deux battements différents, deux coups de mains différents. Là où l’élève dépasse souvent le maitre encore trop certain de ses compétences.

Et puis vient le temps de faire gouter au grand public ses créations et d’entendre « je ne suis pas touché », « je n’aime pas », « trop fade »; « trop amateur », »pas assez travaillé », « ça manque de dynamisme », « brulé », trop chaud », « trop froid »,  « pas assez figé ».

Ne vous offusquez pas. Chacun de nous interprete l’art de sa gourmandise à sa vue et à son ouïe. Il y a ceux qui aiment quand ça croustille et d’autre quand c’est moelleux. Mais ce qui est beau n’est pas forcement bon.  Et ce qui est bon n’est pas forcement beau.

Après tout ça, circonspect,  disons que la patisserie et la photographie se complètent.  La nature nous fait concilier les sens et perpétue les saveurs gustatives et visuelles pour chaque artiste.

A chacun son histoire. A vous de jouer.